Ils sont grands, clair, bleu, un peu gris au soleil, d'une forme assez particulière qui s'accorde avec celle de ton visage. C'est les premiers que j'ai vu chez toi, c'est eux qui m'ont appelés, ils m'invitaient à te regarder. Ils me soufflaient que tu étais gentil, c'était le mot. Ils me chuchotaient des promesses, ils me disaient que tu étais quelqu'un de bien. Par la suite, je les ai souvent recroisé, parfois recherché. Je scrutais les couloirs, les rues à la recherche de leur éclat. Je voulais connaître celui à qui ils appartenaient. Par la suite, ils sont devenus mes adversaires sur ce jeu qui nous unissait ; ils me narguaient, m'évitaient, puis quand je m'y attendais pas, me portaient un coup au coeur en se plantant dans les miens. Ils sont finalement à l'image de ton âme, fourbes et manipulateurs, menteurs puisque tu es finalement a l'opposé de ce qu'ils me reflétaient. Aujourd'hui je veux les fuire.