vendredi 16 juillet 2010
Allez tous crever en enfer.

En proie à une profonde détresse, en quête d'un inconnu si séduisant et les idées en désordre, ou en analysant les pouvoirs du temps qui rend certaines journées longues, voire même très longues.. enfin bref, dans un mal-être avec cause et conséquences, j'écoute de la musique. Quoi de plus beau? Hallelujah. Ode à la mémoire des minutes perdues qui s'écoulent et s'épuisent sans que je puisse y remédier puisque je n'en ai aucune envie. L'envie devrait être le maître mot de la vie. Ouvrons tous nos volets et crions envie à pleins poumons, faisons de nos vies des exceptions, remplissons les livres de nos noms et pour finir soyons un temps soit peu originaux, au moins une minute. Cela sera une d'utile, enfin presque. Profonde dichotomie des émotions : nostalgie et rêve d'un futur éloigné. Donne moi une seule raison de vivre : les magasins Patati Patata t'attendent encore, ils attendent que tu viennes les dévaliser, et puis je t'aime quand même. (Pour Pauline.) Nous ne vivons plus, nous nous trouvons des raisons de vivre. Vivre, mourir, quelle différence ? Vivons pour mourir. Mourons pour revivre. Je n'aime pas l'infinité, les choses s'arrêtent toujours, tout à une fin, ne croyez pas une seconde être maîtres du temps, il aura raison de vous et de tous. Allons nous suicider du H, ou bien du O, et pourquoi pas du L ou du W de Hollywood, c'est la meilleure chose à faire lorsque vivre est devenu un fardeau plus lourd que celui de la peur de mourir. Aujourd'hui est un jour comme les autres, m'a-t-on dit, il est unique pourtant. Tout est exceptionnel. Dans deux heures trente on sera le 17 et il n'y aura plus jamais de Vendredi 16 juillet 2010. Alors pourquoi se poser toutes ces questions ? Profitons. On est jeunes après tout, on a l'âge qu'on s'attribue, les années n'y change rien : on est quand même jeunes puisqu'on dépasse pas encore les cent ans. Grandissons ensemble et apprenons à nous connaitre, on en a rien à foutre des voitures et du nouveau lave-vaisselle : on les emportera pas dans notre tombe/urne, croyez-moi. La seule chose qui restera sur Terre seront les souvenirs qui résideront dans les êtres qui nous ont été chers, et puis pour certain dans toute une humanité : en tant qu'homme politique, ou écrivain, ou rock star.. Et avec gentillesse elle affirma qu'elle était diabolique, au revoir.
J'ai vu des étincelles - WHISKEY BOULEVARD
-----Toutes ces personnes qui passent devant nous, pauvre nous, assis sur des marches quelconques, des marches à l'abri, à l'abri du droit et des lois, à l'abri des autres. La course poursuite. C'est un exutoire, une manière de fuir, fuir perpétuellement, jusqu'à la découverte d'un endroit où la vie est encore là. Où la vie continue de porter en elle les fruits d'espoirs certains, de la liberté et du bonheur. Cette dernière notion traverse nos esprits, mais il n'y a plus de couleur, le monde semble être fait de noir et blanc. On y voit souvent plus de noir, sombre et pathétique noir, triste et obstiné à le rester. Tout est noir autour de nous, les ombres déambulent vivement, les gens retournent à leur vie fade et futile. Les adolescent rêvent et s'enchaînent, on damnerait une âme pour un fragment de bonheur. Et l'essentiel, ce que je cherchais tant, où est-il passé ? Autour de moi tout est flou, sans consistance, la vie est morne et sombre. Le tunnel est sans fin, comment trouver la lumière. Nos yeux se ferment, nos yeux pleurent, et nos yeux se fatiguent, à voir tellement de mal. Insomnies, on feint de ne rien voir, superficiels et corrompus. Nos yeux mentent.
...

Succession d'épreuves en tous genres, des mots entre autres, des gestes peu assurés, esprit confus entre les moments inoubliables et les oubliés. Il y aussi tous ces gens que l'on a oublié également, et puis, un jour on se rappelle. De ces discutions, de ces éclats de rires mais aussi de ces querelles. Parce que la vie elle laisse parfois des gens de côté et qu'on a pas d'autre choix que de continuer, et que c'est beau. Je vis ma vie comme dans un livre me dit-on, chaque mot est analysé, mes gestes sont dictés par la tyrannie de l'extraordinaire, comme si la simplicité ne pourrait me suffire. C'est la vie, pas un film, arrête de jouer sur les mots, tu perds ton temps à rêver, regarde autour de toi : tu n'es pas seule, laisse ton égoïsme au placard ; je n'en ai que faire. Je suis sur le fil du rasoir souvent, je nargue les démons, je me tiens à deux millimètres du gouffre et je serai prête à y jeter mes proches, mes objets précieux ou pas juste pour montrer que moi je suis plus solide et que je ne tomberai pas. L'auto-destruction n'est qu'une couverture. On verra bien qui rira le dernier, fatalisme montant en flèche, une flèche empoisonnée. Laissez-moi dériver, mon chemin je le connais.
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